Ce week end nous sommes allés à La Campana, parc national à 2h de Santiago et de Valpo, avec Moritz, Shaheen, Fernanda et Martin. Le sentier qu'on a voulu prendre était fermé parce qu'une
étudiante étatsunienne avait eu la malchance de s'y tuer en tombant quelques semaines auparavant. Tant pis, on a pris un autre sentier ou on a monté deux tentes et mangé un peu
Une fois la semi randonnée (commencée à 18h, avec Martin et Moritz), sur la route on a croisé quelques pignones araignées, et je me suis demandé pourquoi ne voulant pas nous encombré, Martin et moi
n'avions pas acheté et emporté une tente, juste au cas où les mandibules n'auraient pas pu percer la toile, on peut toujours éspérer. Parce que cette espèce, on en a croisé 4 ou 5 à l'allée (le
retour étant de nuit on n' a alors pas vu grand chose)

Et quelques branches et lianes
aux formes étranges, brocéliandesque. Ici je pêche peut-être par éthnocentrisme, j'en suis désolé, mais je ne connais pas les noms des lieux sacrés mapuches.
Donc tout ca c'est la partie basse du sentier, la forêt.
Avec ses jeux de lumière et d'ombre parfois plus
Mais quelle était cette bêbette?
En tout cas, moi ca m'avait donné faim, comme vous pouvez vous l'imaginer.
Et maintenant exploration d'une cabane à l'entrée d'une mine malheureusement fermée. Les registres de présence nous indiquent qu'elle était encore ouverte en 1992
Moritz, mon coloc
Etait-ce la Campana, ou s'agit il du mont situé juste derrière? On le saura la prochaine fois s'il y en a une.
Et voilà le coucher de soleil, on est pas monté plus haut ce soir là, parce qu'il a déjà fallu qu'on fasse la descente dans l'obscurité :
Retour au campement. C'est rassurant d'apprendre que les les arañas pollitas sont innofensives. Plus que d'apprendre qu'il peut y avoir dans les maisons des araignées plus petites, les arañas de
rincon, mortelles. On se raconte des histoires dingues, avant d'aller dormir. Par exemple on a appris qu'à Arica, il y une table accroché à une église par une corde parce qu'avant elle se promenait
et que quand elle passait devant une maison, c'était la mort assuré pour un de ses habitants. Une version atacamaéne de la mort en Europe ou de l'Ankou en Bretagne, quoi. Aussi quelques histoires
de l'Ile Maurice, genre Djinns amoureux d'humaines. Egalement l'histoire d'une fille qui s'invente une amie imaginaire semblable à elle , refuse un jour d'aller jouer avec elle sous la terre, ne la
voit plus dès lors, mais continue à la sentir, et à bénéficier de son aide pour savoir, par exemple les cartes de ses adversaires quand elle joue, jusqu'au jour où ses parents lui apprennent
qu'elle aurait pu avoir une soeur jumelle qui est morte dans le ventre maternel. Mais la fille en question continue encore aujourd'hui à avoir de l'aide au jeu et une chance de cocu, paraît-il.
Evidemment j'ai profité de l'occasion pour expliquer à tous ce qu'est un korrigan, leur caractère, leurs activités, leur force prodigieuse, et expliquer par la même occasion ce qu'est un menhir, ce
qu'il me semblait à tort être évident. Pour finir la soirée, un bruit de singe ("wouhou waha wouhou") qui a rodé autour du campement et s'en est approché jusqu'à ce que j'essaye de le voir avec ma
lampe.Un peu étrange, quand on sait qu'il n'y a pas de singe naturellement au Chili, et pas de zoo à proximité.Cette saloperie de créature nous a réveillé plusieurs fois dans la nuit, avec ses
bruits simiesques.
Cactus en fleur, mangé par quelque chose d'inconnu
Arrivée devant la vallée principale du parc, et ses palmiers uniques. Derrère, les Andes
Un bébé cactus. Il est mignon n'est-ce pas?
Et au retour un de ces innombrable lézard au couleurs incroyable, plus difficiles à approcher qu'il n'y paraît
Et le plus drôle, c'est qu'il n'arétait pas de faire des pompes
On a également appris par le garde du parc que le "singe" était un oiseau. Jamais entendu un tel bruit d'oiseau, franchement.
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